22.07.2006 Saragosse - csa Arrebato avec Charly Fiasco !

Arrivée au local aux alentours de 9h du matin.
Mato dort dans le canapé et le reste dans le local. L’odeur pourrait se rapprocher du fennec qui aurait couru un marathon. Passée la douloureuse épreuve du réveil, les dahu fiasco se mettent à charger le matos dans Gédéon, puis on décolle direction l’Espagne et Saragosse. Le trajet se passe sans embrouille, sous une chaleur écrasante.

Etrangement, on arrive à l’heure au CSA Arrebato, le bar où nous sévissons ce soir.
Alvaro le magnifique nous accueille comme il se doit, et s’éclipse pour aller chercher de quoi remplir le frigo. Dans la foulée, on décharge Gédéon et on commence à installer le matos. L’odeur du bar me rappelle furtivement celle du matin, à la différence que par terre, c’est tout pegous !

Petit échange avec Camara de Gas, groupe espagnol de grind venant de se taper la route depuis Saint Etienne, pour la disposition de la scène. Les Fiasco commence les balances, tandis qu’ Alvaro retourne chercher de quoi remplir le frigo. Les balances se passent comme de banales balances et on part manger. Les murs des loges sont de gigantesques panneaux d’affichage. Mato se sent chez lui, il y a une affiche de Nemless !

22h et des brouettas, Camara de Gas commencent leur set. Ils jouent fort les salauds, si bien que Dick prend peur pour son baffle. Après une demi-heure de sueur espagnole, les Fiasco s’installent. Leur set commence comme sur des roulettes. Le public réagit très bien, tout se passe bien. Vers le quatrième morceau, coup de fil urgent à passer, je vais dans la rue, alors que Laurent se repose tranquillement dans le camion.
Moins de dix minutes plus tard, je trouve que ces branleurs de punk-rockeurs de merde se prennent beaucoup de temps entre deux morceaux. Alors je rentre dans le bar et… qu’est-ce que c’est bordel ? demande-je à Stoump qui range sa guitare. La réponse fuse : « ouais, grouille toi, t’as plus q’une demi heure pour jouer ! »

Ah ben merde alors ! Branle bas de combat, on s’active pour se préparer et en attendant que Laurent arrive malgré son mal de tronche insupportable, on improvise un set qui durera au final et au bas mot… 15 minutes. 4 chansons, quoi ! parce que la dernière, malgré son caractère inoubliable, nous préférons l’oublier quand même, n’est-ce pas Benoît ? surtout que le précédent, nommé « Espagnolo façilo ! » a vraiment été un succès (pour ne pas dire un spectacle hilarant !) pour les gens du pays.

Nous n’avons du coup aucune photo bancale des dAHU de ce concert express. Vers minuit et demi, vu que pour des raisons encore inconnues, le bar ferme ses portes, Alvaro nous propose un petit aperçu des bars de Saragosse. Laurent, malade, préfère aller dormir dans le camion. Il ratera bien 4 h de fuferie et 4 bars différents.
Vers 4h30, on fait deux groupes : Yéyé, Romain et moi partons à l’aventure essayer de rejoindre Laurent, tandis que le reste des Fiasco et Benoît filent dormir chez Alvaro. Après plus de deux heures de marche et une esquive de bagarre on s’écroule dans Gédéon, mort de tout !

Je déclare forfait pour l’étape apéro / tapas / brèves de comptoir des trois autres, j’ai encore mon doliprane à vomir. Puis on se retrouve tous au camion, après la baignade et autres couillonneries de certains et des au revoir à notre champion Alvaro (qui a du dormir à peu près 30 minutes dans la nuit, vu qu’il avait à gérer les trois groupes), c’est le départ, et la traversée du désert des plateaux espagnols.

Le trajet du retour, c’est comme à l’aller, mais en plus long !