07.10.2006 Festival TLP

Il est 6h dimanche matin quand justin(e) s'arrête dans l'autoradio de Gédéon le camion, Anaïs se réveille « Je crois que me suis endormie », l'ami 8 de Lo dahu nous a devancé de quelques dizaines de minutes, et personne ne parle de décharger le moindre bout de poil de potard d’ampli ou de quelconque matos, on verra demain. On vient de chez Antoine Dahu et de quitter Diego Pallavas, qui malgré leur nuit précédente quasi-blanche, 10 heures de train et un concert de fou, ont eu la fougue de tenir quelques canettes avant que tout le monde ne s'écroule. Leur train le lendemain sera à 9h23, c'est pas du rock qu'ils font c'est un guide du routard. Bref vous l'avez compris, on n'a pas eu le temps de s'ennuyer ce samedi.

Arrivée à la salle des Vents du Sud dans l’après-midi avec la bourre habituelle qu'on met sur le compte de ce modèle de camion qui va pas très vite le samedi quand il fait chaud hem… et ça passe a peu près. Les Medefs viennent d'arriver, tout va bien, on se fait des bisous, les gens de la salle ont l'air fracassé de la veille mais ça ira. Montage du matos, c'est assez rapide, on dirait des professionnels. Balance Inna Babylone avec le personnel supplémentaire dans leur team de winners, puis c'est nous qui s'y colle, damant ainsi le pion aux Brigitte Bop qui se sont plantés de route exprès pour arriver en retard. PierrO et Anaïs reviennent de la gare avec Diego Pallavas et leur matos tout-à-roulettes spécial sncf, puis Mon Dragon débarque pile quand il faut, tout le monde est là, même le célèbre AbFab. Et vas-y que tout ce gratin enchaîne les balances, on dirait des pros je vous dis. J’en arrive même à constater avec horreur qu’on est à l’heure, là, non? On a oublié de faire un truc c’est pas possible, non, bon. Ah oui ça y est la cuisine est prête. Tout ce beau monde part manger, trouve ça très bon, se fait briefer par Grand Schtroumpf PierrO sur les histoires de sécu et de portes fermées, mais aussi de jus de houblon à disposition au bout d’un fût, ce qui captive plus certains.

Les stands se déploient, les portes s'ouvrent et les gens comment à arriver, c’est Mon Dragon qui va démarrer. Et c’est pas un diesel c’t’animal là, ils envoient les flammes dès le premier morceau et tout le monde est scotché, il y a déjà du monde qui danse le pogo.

Ils nous font un set carré, je me fais la remarque qu’au Fangatofa c’était carton, mais avec du gros son c’est encore pire, bravo, et ya même un petit mot pour momo. Je rate quand même le dernier morceau pour enfiler, avant de monter sur scène, mon plus beau slip, le propre à rayures. Quelques chamboulages d’amplis plus loin, nous voilà, non sans se la péter avec une petite intro « Stars mortes ou presque », vêtus de tenues approximatives pour faire du rock. Les morceaux s’enchaînent un peu plus vite que d’habitude, et monsieur Bat Bat Pallavas que j’avais sollicité entre la poire et le fromage, à la façon du gamin qui demande un autographe, pour venir chanter la reprise de PkRk déboule sur scène et nous file une leçon.

Normal, les Pk c’est un sujet qu’il connaît bien. Arrive le dernier morceau et des TLPéteuses et -teurs se joignent à nous pour entonner ‘Espaniolo Facilo’, dont je rate d’un coup d’accordeur tout le premier couplet, Lo dahu ayant posé son fûtale en cuir (avec ses fesses dedans) sur ma basse à la fin du morceau précèdent. Puis c’est au tour du clash d’Orléans de monter sur scène et d’envoyer la purée, et une fois de plus c’est la rock’n’roll fiesta. Les Brigitte Bop jouent carré, balancent des vannes pas toujours éculées, et sont bien habillés (surtout un en fait). Pas mal de nouveaux morceaux (dont l’excellent Mayday mes dés) et des chorégraphies toujours très personnelles, un set pas trop long, White Riot en rappel, impeccable. Et c’est au tour de Diego Pallavas d’investir les planches des Vents du Sud et là c’est la baffe, j’ai adoré leur disque, et bien sur scène c’est tout aussi impressionnant.

Les tubes s’enchaînent, de toutes façons ils n’ont que ça dans leur répertoire. Des mélodies que tu retiens à la première écoute, une voix particulièrement accrocheuse, bref tout y est, même la reprise des calamités, et le public semble fort ravi. Puis arrivent les représentants du baron, les Medef Inna Babylone, toujours oranges, renforcés par une chanteuse sur quelques morceaux et qui balancent tous leurs tubes (les uns après les autres, hein) devant un bon gros pogo bien dansant renforcé par le public venu du concert d’Arrach terminé quelques instants plus tôt dans un bar voisin. La tenancière des Vents du Sud vient même, alors que l’on doit avoir pas loin d’une heure de retard sur l’horaire, leur demander de faire encore un ou deux morceaux, ils acceptent dans un déluge de sueur et de houblon, magnifiques ! Ils dédieront ce concert à Momo.

Puis ça y est, la fête est finie, tout le monde boit quelques coups et papote à droite à gauche, organise sa fin de soirée. On se fait des bisous, merci, au revoir, à très bientôt, faites attention sur la route tout ça, Hein ? non c’est pas moi qui ai les clés du camion. Comment ça « ya pu d’bière Didier » mais si dans le camion il en reste mais faut trouver les clés, aah je sais pas moi, tiens aide moi plutôt à démonter ce truc de batteur j’y connais rien moi…