20-21.04.2007 Epinal

5h30 le réveil sonne, debout tête qui bourdonne tout ça tout ça ! On est le vendredi 20 avril, et une longue journée de voiture nous attend. Claire et Topine dans l'Evasion, Yé, Lo et Be dans la 205 sport. Deux voitures pour deux trajets différents. Et alors que d'habitude la synchronisation n'est pas notre fort, nous voilà arrivés à 5 minutes d'intervalle à la deuxième sortie après Besançon. Le temps de faire le plein et nous repartons à la queleuleu.

Le rendez-vous étant fixé à 17h au Rupt'stick de Rupt sur Moselle, nous nous permettons une arrivée triomphante à 18h16 alors que Batbat s'amusait à faire coucou aux voitures inconnues. Un accueil chaleureux nous est réservé par los Space Pinguins, les organisateurs et les tauliers. Après les bisous, voici venu le temps des balances. Rien d'anormal jusque là, il faut baisser les guitares, c'est logique. Idem chez les Pinguins. C'est donc les feuilles bourdonnantes que nous allons barbecuter. C'est à ce moment précis que notre fiertitude en a pris un coup. Pour faire les malins on avait amené du pinard de par chez nous. Eh ben, un comte de negret qui passe plusieurs heures dans une bagnole au soleil, même quand il commence à faire frais dehors, c'est pas très bon. Bref, on l'a bu quand même, en regardant arriver le public au compte goutte (surtout à la fin de la bouteille). 22h pétantes les Pinguins attaquent leur set, devant un public au final assez nombreux. Ça joue fort, mais ça joue bien. Ça crache, ça lance du ketchup sur le guitariste, ça crie, ça fait se bastonner gentiment le public, bref c'est chouette. Va falloir assurer après ça.

On installe notre matôsse et on file se préparer. L'entrée en scène façon gendarme est du plus bel effet lorsqu'on l'agrémente de canettes de rouge en chantant " j'emmerde les gendarmes ". On attaque donc notre show, un peu comme à la maison, tellement l'accueil du public est chaleureux. Y'en a même qui connaissent les paroles du nouvel album (même à Toulouse on voit pas ça !). Vers la fin du set, Benoît se paye le luxe de péter la peau de grosse caisse. Pour faire patienter, on tente un poney mort que Nico Pallavas vient terminer avec nous, et on se finit avec Existence Saine où tout le monde chante, mieux que dans l'île aux enfants ! Fin de soirée placée sous le signe du boeuf et de la bière . On finit tard, fatigués mais heureux.

Lendemain matin... 10h45, le réveil ne sonne pas, mais la tête bourdonne quand même. Soignons le mal par le mal, direction Dompaire pour la fête de la bière. Sur la route on dépose trois Pinguins. Un irréductible Alexis décide de passer la journée avec nous. On arrive presque en avance puisque la table n'est pas encore mise. Quel scandale ! Plutôt que de nous énerver, nous préférons boire une bière avec nos hôtes. La liste est impressionnante, plus d'une trentaine de bières au choix . On fait connaissance, on essaie de retenir les prénoms et on passe à table. On se redore le blason avec d'autres bouteilles de pinard qu'on avait ce coup-ci, tenues à l'écart de la chaleur. L'heure des balances arrive. Rien de spécial non plus... Des fois je me demande même pourquoi on se casse le cul à faire des comptes-rendu détaillés alors qu'il ne se passe rien. Bref, passons à l'essentiel, la visite guidée d'Epinal par notre guide Batbat. Alors à Epinal, y'a de gros feinéants. Exemple : prenez deux ponts espacés d'envrion 250m. C'est pas si loin... eh ben, chez eux, ils trouvent quand même le moyen de poser une passerelle entre les deux pour pas avoir à faire de détour. Balèze ! Sinon, savez-vous d'où vient le nom Epinal ? Rien à voir avec Popeye le Malin. Ça vient d'un petit rejeton qui s'était planté une épine dans le pied, et d'ailleurs devant la fameuse passerelle, y'a une statue de ce maladroit qui se triture l'épine en public, c'est odieux (eh ben qu'ils le reprennent) . Ensuite, pause binouze et pastaga au Chalet, bar concert renommé, et en route pour la gare, histoire de récupérer le gars Brice. On passera l'étape faisage de plein, circulez y'a rien à voir, et d'ailleurs on y voit rien... par la lunette arrière d'une Skoda. Retour au Bier Fest. La Clique a déjà joué. Une clique, comment expliquer ça, c'est une banda... coudée au bar. D'ailleurs en parlant de ça, l'organisation (dont fait partie, pour ne pas le citer, Nico basse Pallavas) avait mis à disposition des quatre groupes, un fût de 30 litres de bière. Et ce fut fut relativement assez vite remplacé par un autre. Je ne sais plus quelle heure il est quand Jean Pierre Jean entre en scène. Le chanteur aurait pu me piquer la vedette dans le rôle de Jacques Dutronc. Le trio sonne très chanson. Le batteur est uniquement vêtu d'une peau de caisse claire et d'une mini cymbale pour accompagner guitare et basse. Dans les loges, Air Bacon se prépare. Beaux costumes et perruques sont de sortie. Niveau musique, comme on dit à Toulouse, ça envoie la saucisse. Enfin pour ma part, surtout au début. Les quatre ou cinq premiers morceaux. Après ça change un peu de style. Une chanson rap vient s'y coller au milieu. Pas trop mon truc, même si les paroles sont bien trouvées. Ils finissent leur set par une chanson à capella dans le public. Si mes souvenirs flous sont bons : " Les choeurs de l'armée du rouge ". Et pis là, c'est à nous. Entrée classique pour nous, mais pas pour là haut. Les stars mortes ou presque, ça marche à chaque fois. Cloclo, Jakjak, Didi et Rere sont de retour sur scène (ce qui nous permet d'avoir un bon son sur scène) . Et là c'est parti. La bouteille en première position (et non pas pression) on enchaine le reste. On aurait peut-être du enchainer l'ampli basse des Air Bacon qui nous a fait une cascade de la table au sol. Il tombera pas plus basse ! Le biniou des Landes a aussi eu son heure de gloire, pour une fois Claire a pu usurper le micro de Laurent et ainsi se faire entendre dans notre brouhaha saturé. (La video : Les mauvais garçons) Fin du set sur Espaniolo que le public reprend comme la veille. Tout est bien qui finit bien. Enfin pas tout à fait. C'est pas que ça finit mal, mais c'est surtout que c'est pas encore fini. On s'est quand même pas tapé la france en travers jusque dans les Vôôôôôôôsges, pour ne pas voir Diego Pallavas sur scène. Comme convenu, on entame Poney Mort, et durant l'intro nos hôtes Pallavas nous ôtent nos instruments à nous autres (La video : Poney mort). Ils finissent ce qu'on avaient commencé et poursuivent avec trois nouveaux morceaux qu'il me tarde de réentendre à Cabrespine le 7 juillet 2007 (un peu de propagande ne fait pas de mal). Ils finissent leur set par 7h23 et nous laissent les instruments pour cloturer le bal par " Pas fait pour durer " et " Existence saine " que tout le monde chante à tue tête. Si fort que les habits de Batbat se volatilisent.... Et là par contre, c'est vraiment fini pour tout ce qui est musique, les vacances peuvent maintenant commencer. Finissage du deuxième fut et papotages. Picolage des bières locales et autres breuvages à 8°. Vers je ne sais pas quelle heure, on se décide enfin à gonfler les matelas. Ce soir encore, on dort sur la scène. Réveil matinal sur les coups de 11h. Pliage du matos et petit déjeuner à la terrine de campagne au roquefort. Puis c'est le temps des au revoirs. Yéyé, Lo et Be repartent comme ils sont venus, Abfab aussi . Avec Claire, on choisit de visiter le coin. Notre guide du weekend se nomme Baptiste. Il pourra se reconvertir s'il le souhaite, tellement il fait ça bien. Du petit chemin ravineux de la Schlucht au somment paradisiaque du Honneck, en passant par une cascade (et un terrain de foot, hein Nico ?) , il nous a trimbalé dans des coins ma foi fort jolis. En témoigne cette photo, sur laquelle se cachent des chamois. Saurez-vous les retrouver ?

Bref, après cette excursion, repos, douche et apéro bien mérité, nous voilà prêt a repartir lundi matin. La dernière bise Vosgienne d'un voyage comme on les aime. Merci à tous les gens qu'on a croisé, qui ont chanté, qui nous ont hébergé, nourri, prété leur matériel et bu des coups avec nous.

On revient quand vous voulez ! Promis.